Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 20:23

Et si tout cela était de trop,

Et si je n'avais plus la force,

Et si j'acceptais mes limites,

Et si j'osais dire Non.

 

Plus possible de tout gérer, d'être partout et nulle part en même temps, d'enchaîner les journées-chronomètre sans repit, d'écrire des listes d'obligations auxquelles obéir sans réfléchir, d'aller rechercher au fond de soi les reliquats d'énergie pour terminer la soirée à genoux.

Plus envie de faire sans cesse des efforts à jamais récompensés, de répondre seul à toutes les péripéties de la vie, d'essayer de faire bien et de n'arriver à rien.

Ral le bol d'être différent, sur un mode de vie extraterrestre que personne ne partage sans même pouvoir oser dire : non, tout le monde n'a pas droit au minimum dont vous vous plaignez. Se dédoubler pour tenter d'égaler les autres, de sauver la face en se noyant furtivement caché dans l'ombre.

Assez d'être transparent, ignoré ou tout juste toléré sans reconnaissance, sans joie, en feignant l'espérance. Assez, d'être délaissé, laissé pour contre et isolé.

Lassé d'une existence sans loisirs, sans amis et sans partage ou juste la corvée portée à son zénith règne en tiran absolu.

"C'est votre choix !" Répondront les pragmatiques psycho-analysant ! Sincèrement, qui effectuerait un choix aussi absurde si réellement on lui soumettait la version positive ou la version négative d'une journée ordinaire au même moment pour une décision à prendre ? Qui ?

"C'est à vous de changer les choses !" Répondront en coeur les mêmes psycho-positivo-comportementalistes ! Très bien ... , quel le processus à mettre en oeuvre ? ( ...) Silence. Grand coup de frein, on arrête tout ? On ralentit progressivement ? On change de voie pour un chemin plus champêtre ? Ou on entreprend une opération de grand nettoyage de sa vie et on jette le boulot et les enfants ?

Positivons ! Tout cela n'est pas bien grave ...

Juste une envie de me dire : c'est fini, je n'y arrive plus, je vais devoir renoncer; le plus difficile est de définir à quoi renoncer.

 

 

 

 

Par La plume - Publié dans : Ce soir - Communauté : trop dure la vie....
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 22:33
Je rêve parfois d'une vie de Sims.
Etre dirigée par un joueur imaginaire qui déciderait de mes actes et de mes sentiments.
Sans conflis, sans déceptions, juste un choix entre quelques options : "saluer", "faire rire", "manger", "dormir", "payer ses factures", "être amoureux".
Pas de place pour l'angoisse et le remords, pas d'option pour le renoncement et les petites humiliations quotidiennes.
Juste une vie à vivre, simplement. 
Peut-être suffit-il d'évacuer les ressentis destructeurs, de faire soi-même le tri des options positives à conserver ?
A quoi sert notre intelligence dans le règne animal si elle n'est utile qu'à un questionnement qui remet en cause notre propre valeur ?
Par La plume - Publié dans : Ce soir - Communauté : émotions 2
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 00:00
Au delà des mots, existent les sentiments, les ressentis et les blessures. Insignifiantes bulles qui s'envolent ou éclatent en sanglots.
Au delà des mots, il ne reste souvent que l'indicible, les émotions contrariées ou contradictoires.
Au delà des mots, s'étend un univers chaotique et insoluble que rien ne peut définir.

La frontière est là, presque tangible sous les doigts: ici les mots n'ont plus cours, les lettres de l'alphabet se désagrègent, les phrases fondent en un magma repoussant; les mots deviennent obscènes et méprisables.

Et pourtant, comme des milliers de bouées flottant à la surface d'un océan imaginaire, les mots attendent en se laissant bercer par les courants. Le temps n'est pas une donnée importante, les mots sont là et seront encore présents demain; prêts à l'abordage, prêts au sauvetage de ceux qui les agripperont.

Des mots, rien que de minuscules mots mais qui ensembles portent les hommes vers leur destin...

Par La plume - Publié dans : Juste entre maintenant et après - Communauté : A fleur de peau
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 21:03

Croire en soi écrit Sasha ... Mais comment croire en sa valeur quand les adultes qui vont ont fait grandir n'ont manifesté à votre égard que jugement, critique et dureté ?
Comment se convaincre que l'on est quelqu'un de bien quand vos parents vous ont légué pour seul message leur déception ?
Tu m'as déçu, tu as déçu mes espérances ...

Et je commets aujourd'hui la même erreur avec mes propres enfants comme s'il devaient endurer le même enfer ... C'est pour ton bien (comme le bouquin d'Alice Miller ...) !

Et poutant, je ne peux pas les laisser se diluer dans le néant, assister à leur échec sans réagir, les regarder s'enfoncer dans des rêves improbables et me taire.

Entre le silence insidieusement complice ou la méchanceté gratuite, je ne trouve pas le bonne voie, les mots justes, les arguments vrais.
Comment dire sans blesser, comment parler sans crier sa révolte ?

Comment isoler son passé du présent, faire abstraction de son histoire pour se concentrer sur celle de ses enfants ... Je cherche à guérir depuis longtemps, mais à chaque obstacle une ancienne douleur renaît et efface les pansements précédents. La fatalité s'installe et s'envole en tourbillons conquérants.

Par La plume - Publié dans : Ce soir - Communauté : A fleur de peau
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 19:09

Trop de conflits avec l'entourage, signe d'un épuisement à écouter les autres, d'une révolte, d'un refus de soumission à la fatalité. Noël sera encore plus triste cette année.
La colère sourde gonfle en moi et irradiera mon entourage de ses effets néfastes. Un mélange amer de regrets et de la certitude qu'il est nécessaire de se faire respecter. Se faire insulter et continuer son chemin, triste et consciente des pièges mais résigné à avancer.

Personne à qui confier l'image du gouffre à côté duquel je marche et qui m'appelle parfois. Personne à qui hurler la misère intérieure qui saigne à chaque obstacle, à chaque giffle prise dans la gueule.

Noël, joyeux noël ... qui s'approche et passera son chemin pour entrer dans une autre maison; et dire que j'aime tant cette ambiance à laquelle je ne peux jamais participer.

Sourire aux autres et leurs souhaiter de bons réveillons, s'extasier sur la décoration prévue, le menu ou l'organisation. Par convention, s'émerveiller du jour festif qui se rapproche, vibrer avec les collègues, ressentir la chaleur du feu dans la cheminée imaginaire, pour ne pas les perturber dans leurs joies enfantines,  taire sa tristesse et simuler.

Joyeux noël, sincèrement. Qu'il soit meilleur que le mien.



Par La plume - Publié dans : Juste entre maintenant et après - Communauté : émotions 2
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Neuronerie

La connaissance de soi ne connait pas la crise.

Merci au blog de l'homme sanglier : http://www.ostrowed.net/

La plume

  • : 24/11/2009
  • : Peu de raison et beaucoup de ressenti à dire et à écrire, pour moi, pour vous, pour qui voudra ...

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