Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 23:15

Humblement, je sollicite votre commisération... et vous prie de m'excuser d'avoir tant tardé à répondre et à publier les commentaires postés. C'est que je n'imaginais pas être lu (ou très peu) et encore moins susciter des commentaires positifs ! La boîte n'avait -en conséquence- jamais été ouverte ... jusqu'à ce soir.

Merci à tous.

Bonne et douce nuit.

La Plume.

Par La plume - Publié dans : Ce soir - Communauté : A fleur de peau
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 22:44

Comme un artiste incertain sur son cable tendu, j'avance les pieds hésitants, regrettant à chaque pas d'avoir posé le pied trop à gauche ou sur la droite, surpris de ne pas être anéanti au sol, inquiet de cette chance inhabituelle, un pas, encore un pas, le regard concentré sur le pied qui s'avance et se pose, n'osant espérer que le but apparaisse enfin sans lever les yeux, sans soulever la tête. Ne pas créer de turbulence, ne pas dévier, ne pas déséquilibrer l'ensemble du corps crispé et concentré.

Mais il arrive qu'à force d'efforts, une pulsion vous pousse à oser un grand pas pour terminer au plus vite ce calvaire, pour stopper l'angoisse qui fustige les membres usés. En finir quelque soient les conséquences, même si le pied glisse du cable, même si l'issue finale est désastreuse ... En  finir.

L'impatience déssert bien des espoirs mais est-ce seulement de l'impatience ou un sentiment de saturation extrême; cette infime particule supplémentaire sera inacceptable.

Par La plume - Publié dans : Ce soir - Communauté : trop dure la vie....
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 00:00
Aimer ses enfants n'est pas une évidence.

J'ai parfois l'impression de voir passer devant moi des étrangers. Ces ados vivent en dehors des notions que j'ai tenté de leur inculquer, en dehors de mes valeurs, en dehors de ma vie.
Je ne les connais plus, ne les reconnais plus, sont-ils vraiment mes enfants ? Mes sentiments à leur égard se ternissent, se dégradent et s'évaporent.
Les aimer ? Est-ce possible de ne plus les aimer ? Je ne me sens plus rien de commun avec eux, ils glissent vers un ailleurs non défini.
Par moment, des bouffées d'enfance réaniment les sentiments anciens, mais de manière fugace, sans plus laisser de traces.
Est-ce passager ? Une étape de l'adolescence nécessaire à leur construction, un éloignement programmé pour mieux se retrouver dans quelques semaines, quelques mois, jamais ... ?

Par La plume - Publié dans : Ce matin - Communauté : A fleur de peau
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 18:05

Grandir est habituellement un mot merveilleux.

Sauf quand on le vit seul avec des parents défaillants. Grandir se transforme alors en : tenter, espérer, renoncer.
Grandir s'assimile alors à vieillir, à devenir un autre le plus vite possible, à fuir sans comprendre, à réussir sans le vouloir. Réussir par obligation.
La psy m'a dit "vous avez grandi toute seule", oui et alors ? cela expliquerait tout ? Le fait que je devienne incapable d'écrire sans faute, sans inverser la moitié de mes lettres ?
Loin de grandir, j'ai l'impression de rapetisser, de m'amenuiser, de me décomposer, de méloigner à grand pas de la vie, à grand pas de la fête.
J'ai grandi de travers et ne sait plus comment redresser les années.
J'ai grandi sans amour et ne sait plus comment me faire aimer. La seule constante est de se faire détester; valeur sûre parmis toutes les options, se faire détester est rapide, facile et confortable, on se retrouve en terrain connu, fier de ses certitudes et dans un modus operandi de rapports humains prévisibles.
C'est toujours agréable de savoir où l'on va, même si c'est vers le pire ...


Par La plume - Publié dans : Ce soir - Communauté : émotions 2
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 12:27
N'en déplaise à Albert ... (Camus), la peste est aussi un mal intérieur.

J'écrivais ce titre à l'âge de 14 ans déjà, en titre d'un poème publié à l'occasion d'un camp de vacances créatif, et ce même sentiment demeure encore, persistant sous le couvert de quelques années d'oubli, de quelques années de faux espoirs où l'on croit être aimé et aimable où l'on ose espérer que ce temps-là, typique d'un adolescent en mal de vivre ne viendra plus. Et puis, il ressurgit, latent mais cynique, capable de pérserver tout au long des hivers un subtil filet de sève pour les beaux jours, de préserver une force sadique pour vous rappeler que ces temps anciens peuvent reverdir ... Vous êtes toujours un rat que tout le monde fuit, vous portez toujours en vous la peste sociale, celle qui vous oblige à survivre dans un univers froid et solitaire, dans une ville aux mille tons de gris et dépeuplée de toute âme vivante, comme ces villes à la Folon.

Texte à poursuivre ...
Par La plume - Publié dans : Juste entre maintenant et après - Communauté : émotions 2
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Neuronerie

La connaissance de soi ne connait pas la crise.

Merci au blog de l'homme sanglier : http://www.ostrowed.net/

La plume

  • : 24/11/2009
  • : Peu de raison et beaucoup de ressenti à dire et à écrire, pour moi, pour vous, pour qui voudra ...

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