Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 18:05

Grandir est habituellement un mot merveilleux.

Sauf quand on le vit seul avec des parents défaillants. Grandir se transforme alors en : tenter, espérer, renoncer.
Grandir s'assimile alors à vieillir, à devenir un autre le plus vite possible, à fuir sans comprendre, à réussir sans le vouloir. Réussir par obligation.
La psy m'a dit "vous avez grandi toute seule", oui et alors ? cela expliquerait tout ? Le fait que je devienne incapable d'écrire sans faute, sans inverser la moitié de mes lettres ?
Loin de grandir, j'ai l'impression de rapetisser, de m'amenuiser, de me décomposer, de méloigner à grand pas de la vie, à grand pas de la fête.
J'ai grandi de travers et ne sait plus comment redresser les années.
J'ai grandi sans amour et ne sait plus comment me faire aimer. La seule constante est de se faire détester; valeur sûre parmis toutes les options, se faire détester est rapide, facile et confortable, on se retrouve en terrain connu, fier de ses certitudes et dans un modus operandi de rapports humains prévisibles.
C'est toujours agréable de savoir où l'on va, même si c'est vers le pire ...


Par La plume - Publié dans : Ce soir - Communauté : émotions 2
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La plume

  • : 24/11/2009
  • : Peu de raison et beaucoup de ressenti à dire et à écrire, pour moi, pour vous, pour qui voudra ...

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