Mardi 5 janvier 2010
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Au delà des mots, existent les sentiments, les ressentis et les blessures. Insignifiantes bulles qui s'envolent ou éclatent en sanglots.
Au delà des mots, il ne reste souvent que l'indicible, les émotions contrariées ou contradictoires.
Au delà des mots, s'étend un univers chaotique et insoluble que rien ne peut définir.
La frontière est là, presque tangible sous les doigts: ici les mots n'ont plus cours, les lettres de l'alphabet se désagrègent, les phrases fondent en un magma repoussant; les mots deviennent
obscènes et méprisables.
Et pourtant, comme des milliers de bouées flottant à la surface d'un océan imaginaire, les mots attendent en se laissant bercer par les courants. Le temps n'est pas une donnée importante, les mots
sont là et seront encore présents demain; prêts à l'abordage, prêts au sauvetage de ceux qui les agripperont.
Des mots, rien que de minuscules mots mais qui ensembles portent les hommes vers leur destin...
Par La plume
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Samedi 19 décembre 2009
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Trop de conflits avec l'entourage, signe d'un épuisement à écouter les autres, d'une révolte, d'un refus de soumission à la fatalité. Noël sera encore plus triste
cette année.
La colère sourde gonfle en moi et irradiera mon entourage de ses effets néfastes. Un mélange amer de regrets et de la certitude qu'il est nécessaire de se faire respecter. Se faire insulter et
continuer son chemin, triste et consciente des pièges mais résigné à avancer.
Personne à qui confier l'image du gouffre à côté duquel je marche et qui m'appelle parfois. Personne à qui hurler la misère intérieure qui saigne à chaque obstacle, à chaque giffle
prise dans la gueule.
Noël, joyeux noël ... qui s'approche et passera son chemin pour entrer dans une autre maison; et dire que j'aime tant cette ambiance à laquelle je ne peux jamais participer.
Sourire aux autres et leurs souhaiter de bons réveillons, s'extasier sur la décoration prévue, le menu ou l'organisation. Par convention, s'émerveiller du jour festif qui se rapproche, vibrer
avec les collègues, ressentir la chaleur du feu dans la cheminée imaginaire, pour ne pas les perturber dans leurs joies enfantines, taire sa tristesse et simuler.
Joyeux noël, sincèrement. Qu'il soit meilleur que le mien.
Par La plume
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Jeudi 26 novembre 2009
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N'en déplaise à Albert ... (Camus), la peste est aussi un mal intérieur.
J'écrivais ce titre à l'âge de 14 ans déjà, en titre d'un poème publié à l'occasion d'un camp de vacances créatif, et ce même sentiment demeure encore, persistant sous le couvert de quelques
années d'oubli, de quelques années de faux espoirs où l'on croit être aimé et aimable où l'on ose espérer que ce temps-là, typique d'un adolescent en mal de vivre ne viendra plus. Et puis, il
ressurgit, latent mais cynique, capable de pérserver tout au long des hivers un subtil filet de sève pour les beaux jours, de préserver une force sadique pour vous rappeler que ces temps
anciens peuvent reverdir ... Vous êtes toujours un rat que tout le monde fuit, vous portez toujours en vous la peste sociale, celle qui vous oblige à survivre dans un univers froid et solitaire,
dans une ville aux mille tons de gris et dépeuplée de toute âme vivante, comme ces villes à la Folon.
Texte à poursuivre ...
Par La plume
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